IN SILVA

Dans le cadre des expositions de printemps, le Lycée Gabriel Fauré de Foix, son proviseur Pierre-Marie MILONE, et l’association Galerie 09 et sa  présidente Michèle GINOULHIAC invitaient 5 jeunes plasticiennes pour l’exposition DENATURARERUM et Christian LEBON pour l’exposition IN SILVA.

Les 2 expositions ont débuté le 25 février 2020. Elles étaient programmées jusqu’au 29 mai 2020 avec un vernissage prévu à l’origine le 30 mars. La pandémie a bouleversé tout ce planning. L’ensemble du projet devrait être reporté.
Voici présentée en ligne les 12 images qui composent l’exposition IN SILVA.  Ce sont des tirages photo pigmentaire, avec une plastification satinée et un collage sur dibond. Les formats sont de 33 cm x 50 cm et 47 cm x 70 cm.
L’exposition présente également sur le même lieu, un film d’une durée de 20 mn comprenant 3 parties (Nubibus, In Silva, Corporis).
Il est visible sur la page IN SILVA LE FILM
______________________________________________

Dans toutes mes photographies, je suis très attaché à une lisibilité détaillée de l’image.
J’aime la profondeur de champs et la mise au point précise sur le sujet. Porter son regard au plus loin dans une observation détaillée.

Dans le projet « In Silva », j’ai voulu m’extraire de cette approche de la netteté des sujets photographiés.
L’appareil devient un pinceau que j’oriente sur un cadre bien choisi.
J’ai en tête les tableaux de Gustave Klimt, « Forêt de hêtres » et de Paul Cézanne, « Sous-bois ».
Le cadre est important. La lumière, les formes, les couleurs et la situation des arbres participent au résultat.
D’un mouvement, l’appareil-photo-pinceau transforme le cadre.
J’ai voulu faire cette expérience dans le milieu montagne où la forêt occupe un large espace dans les étages montagnard et subalpin.
J’explore de nombreuses vallées du Couserans, en Ariège, à la recherche des compositions idéales pour la réalisation de ces images.
Les contours bien précis des arbres, des branches, les couleurs bien définies des écorces, sols, des feuillages parfois, et du ciel disparaissent. Bousculer l’état de l’enracinement inhérent au motif choisi, pour créer une réalité toute autre, celle d’une dynamique colorée, ascendante dans son mouvement, symbolisant ce lien que fait l’arbre entre la terre et le cosmos.

Bois de Besset, d’Uget, de Pruech, des lits de Garian, d’Espugalan, des Coues,
Forêts de Cadus, de l’Aube, du Biros,
Vallées d’Orle, de Bethmale, du Lis, de l’Isard, de la haute Bouigane, montagne de Sourroque,

Listés ainsi c’est déjà presque un poème. Ce sont tous les lieux où j’ai rencontré les arbres et la lumière qui ont été la source de cette exposition.